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Sérieusement?

Quand on te demande si tu vas bien, mais que ça ne va pas si bien que ça, t’es pas tannée de répondre que tout roule? T’es pas tannée de faire semblant, de porter un masque quotidiennement?

Quand tu essaies de protéger ton image, ou celle de ton entreprise, en faisant semblant que tu ne vis aucune difficulté et que des obstacles, tu n’en as jamais eu, tu ne trouves pas ça un peu bizarre? C’est pas un peu fake?

Quand tu t’es chicanée avec ton chum ou avec ta meilleure amie, mais que tu évites de ressentir de la peine ou de la colère en t’assurant que personne ne se rende compte de rien, tu sais que c’est à toi que tu fais du mal?

Il me semble que t’es rendue à oser être qui tu es, même quand tu feel moins bien. Non? C’est pas un peu lourd de passer ton temps à faire « comme si », juste pour ne pas déplaire ou perdre la face?

Pourquoi on fait ça? (parce que oui… on le fait toutes!)

Je me suis longtemps questionnée là-dessus. Il y a beaucoup de personnes à qui on n’est pas obligé de tout dire. Ce point-là est clair pour moi. Personne n’est obligé de se dévoiler à la terre entière. C’est pas parce qu’un collègue ou une cliente nous demande comment on va qu’on doit automatiquement se livrer et raconter tout ce qui se passe dans notre vie.

Ce qui me titille un brin dans le thème qu’on aborde ensemble aujourd’hui, c’est la maudite image. Ne pas oser répondre que c’est une mauvaise journée pour ne pas blesser les autres ou les faire sentir mal à l’aise. Ne pas oser dire que tu trouves ça difficile l’entrepreneuriat, parce qu’il ne faudra surtout pas qu’on sache que tu rush. Alors qu’on rush toutes, tsé.

Ne pas oser dire que ta relation de couple bat un peu de l’aile et que tu ne sais pas quoi faire. Parce que tes amies ont une perception idéalisée de ton couple. Il ne faudrait pas briser l’image qu’elles ont de vous deux.

Ne pas prononcer qu’en ce moment, tu réalises que ta vie ne te ressemble plus et que tu dois faire des changements. Par peur. Peur de changer, peur d’être confrontée, peur de ne pas y arriver, peur de ce que les autres vont dire, peur de perdre ceux que tu aimes. Peur d’admettre que tu t’es trompée.

L’I-M-A-G-E.

LA PEUR DE DÉPLAIRE.

LA PEUR D’ÊTRE VULNÉRABLE.

À quel point c’est important?

À quel point ce que tu ressens est moins important que le regard/jugement des autres? À quel point c’est préférable de faire ta toff que de demander de l’aide? À quel point l’image que tu projettes est plus importante que ton bonheur quotidien?

Je ne sais pas pour toi, mais maintenant, je souhaite assumer encore plus l’être HUMAIN que je suis. Être humaine, ça n’a rien de mal, au contraire. On a la capacité de penser, de ressentir, d’évoluer, de choisir. C’est un immense privilège. En tant qu’humaine, j’ai le droit et l’immense chance d’être imparfaite. De me tromper aussi souvent que je le souhaite.

Alors pourquoi faire semblant?

Pour rester dans ton inconfort flagrant, mais trop confortable pour toi?

Aime-toi suffisamment pour ressentir les choses, pour les nommer et pour faire les changements nécessaires pour vivre en cohérence le plus souvent possible.

À GO, on ose désormais assumer ce qui se passe, le partager aux bonnes personnes et se permettre d’apprendre. Deal?

GO !